Choisir une thérapeute au Québec — ce que ma formation veut dire pour toi
individuel4 min de lecture5 novembre 2026

Choisir une thérapeute au Québec — ce que ma formation veut dire pour toi

Il y a une question que je reçois souvent, avant même le premier rendez-vous. Parfois dans un courriel, parfois dans un message hésitant envoyé tard le soir. La question ressemble à quelque chose comme : est-ce que tu es vraiment qualifiée pour ça ?

C'est une bonne question. C'est même une question que je trouve saine.

Au Québec, le vocabulaire de la santé mentale est confus. Les titres se ressemblent, les rôles se chevauchent. Quelqu'un qui cherche de l'aide pour la première fois mérite une réponse claire — pas une brochure.

Alors voilà la réponse, directe.

Psychologue, psychothérapeute : la différence au Québec

Au Québec, psychologue est un titre protégé par la loi — doctorat depuis 2006, membre de l'Ordre des psychologues du Québec. Il peut poser des diagnostics, produire des évaluations formelles qui ont une valeur légale ou médicale. Psychothérapeute est aussi un titre protégé, accordé par le même Ordre, mais ouvert à d'autres professions — travailleurs sociaux, conseillers en orientation, médecins, infirmières — avec une formation supplémentaire spécifique. Thérapeute en relation d'aide, le titre que je porte, n'est pas réglementé. N'importe qui peut s'en réclamer.

Je dis ça clairement, non pas pour te décourager, mais parce que tu mérites de le savoir. Quand le titre n'est pas un filtre, la responsabilité du choix t'appartient davantage. Ce qui compte alors : la formation, l'expérience, l'approche, la façon dont la personne parle de son travail. La suite est là pour t'aider à faire ce tri — dans mon cas.

Ce qu'est la relation d'aide, comme discipline

La relation d'aide, comme pratique, a des racines claires. Elle s'inscrit dans la tradition humaniste, à la suite du travail de Carl Rogers — cette idée que la personne qui consulte porte déjà en elle ce dont elle a besoin pour avancer, et que le rôle de la thérapeute est de créer les conditions pour que ça devienne accessible.

Ce n'est pas un acte clinique. Ce n'est pas un diagnostic. Ce n'est pas une technique appliquée de l'extérieur.

C'est une présence. Une écoute qui ne cherche pas à corriger, à expliquer, à conclure trop vite. La relation d'aide telle qu'elle est pratiquée au Québec — avec ses propres formations, ses propres associations, sa propre culture — met la qualité du lien au centre. La thérapie se passe dans la relation, pas à côté d'elle.

Dans les deux cas — suivi individuel ou thérapie de couple — ce qui se passe dans la pièce prime sur ce qui est écrit dans un manuel.

Ma formation, ce qu'elle change dans la pièce

Le Centre de formation professionnel en relation humaine (CFPRH) est la base. Ce n'est pas une formation universitaire en psychologie — c'est une formation spécifique à la relation d'aide, avec ses propres exigences sur la façon d'écouter, d'accueillir, et de tenir un cadre. Ce que ça veut dire concrètement : j'ai appris à laisser de la place. À ne pas remplir le silence. À faire de la place pour ce que la personne devant moi a besoin de mettre dans la pièce, même quand elle ne sait pas encore ce que c'est.

Le coaching relationnel de couples, aussi au CFPRH, ajoute une autre dimension. Le travail de couple n'est pas une thérapie individuelle en double — c'est une discipline en soi, qui demande de tenir trois espaces en même temps : celui de l'un, celui de l'autre, et celui de la relation entre les deux. C'est exigeant, et ça s'apprend.

La thérapie Imago internationale, que j'ai ajoutée en formation continue, est une approche très précise du dialogue de couple. Elle a une structure — une façon de parler et d'écouter qui ralentit la réactivité et qui rend possibles des conversations qui, jusque-là, dégénéraient toujours au même endroit. Ce que ça change en séance : j'ai un outil concret à offrir aux couples qui veulent apprendre à se parler autrement, pas juste un espace pour parler.

L'atelier sur les neurosciences appliquées au couple m'a donné une compréhension plus précise de ce qui se passe dans le cerveau quand on entre en conflit avec quelqu'un qu'on aime. Ce n'est pas de la théorie. C'est ce qui me permet, dans la pièce, de reconnaître quand quelqu'un est en activation et que les mots ne peuvent plus être entendus — et de savoir comment l'aider à revenir à un état où l'écoute redevient possible.

Ce à quoi ressemble un suivi avec moi

Avant de prendre un premier rendez-vous, on peut commencer par un appel gratuit de quinze minutes. Tu poses tes questions, tu vois si le courant passe, et tu décides ensuite — aucun engagement.

Les séances se font à Shefford, dans les Cantons-de-l'Est, ou en vidéo via Google Meet. C'est toi qui choisis le format selon ce qui te convient. Membre RITMA — reçus d'assurance.

Il n'y a pas de programme rigide. On avance ensemble, une séance à la fois. Selon ce que tu apportes, on travaille avec la relation d'aide pour le suivi individuel, avec l'approche Imago si on fait un travail de couple, avec les neurosciences pour comprendre tes réactions quand c'est utile. Chaque outil est choisi pour toi — pas appliqué de façon générique.

Si tu te demandes encore lequel choisir

Si tu cherches un diagnostic, une évaluation formelle, un document reconnu par un ordre professionnel — un psychologue ou un psychothérapeute est probablement la bonne direction.

Si tu cherches quelqu'un avec qui parler de ce qui ne va pas, quelqu'un qui sera là de façon régulière, qui te connaîtra dans la durée, qui ne regardera pas d'abord les symptômes mais la personne derrière — ce que je propose peut répondre à ce besoin. Encore faut-il que la rencontre se fasse bien. C'est exactement à ça que sert le premier appel.

Si tu te poses encore la question, c'est peut-être le bon moment pour en parler. Prendre rendez-vous

Prochaine étape

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